
L'urticaire est une réaction cutanée fréquemment retrouvée en consultation de médecine générale. Elle touche 15 à 20% des personnes au moins une fois dans leur vie et se manifeste par des plaques rouges en relief, comme des piqûres d'ortie, qui démangent beaucoup.

- Si les plaques s'accompagnent de gonflement des lèvres, paupières ou difficultés à respirer, consultez en urgence : cela peut être une anaphylaxie.
Les signes principaux sont des papules rosées ou rouges, surélevées, de quelques millimètres à plusieurs centimètres, qui apparaissent soudainement et migrent sur la peau. Elles durent moins de 24 heures à un endroit donné et provoquent des démangeaisons intenses, parfois nocturnes.
On distingue l'urticaire aiguë (moins de 6 semaines, souvent chez l'enfant) de la chronique (plus de 6 semaines). Parfois, un œdème sous-cutané (angioœdème) touche visage ou extrémités, sans démangeaison mais avec douleur.


- Allergies : aliments (fruits de mer, arachides), médicaments (antibiotiques, AINS), piqûres d'insectes.
Pour l'urticaire chronique, souvent spontanée, la cause reste inconnue dans 90% des cas : libération d'histamine par les mastocytes due à une activation anormale. Des facteurs physiques (froid, chaleur, pression), stress ou auto-immunité jouent un rôle. Chez l'enfant, infections virales en tête.
| Type | Déclencheur |
|---|---|
| Aiguë | |
| Allergique | Aliments, médicaments |
| Infectieuse | Virus, parasites |
| Chronique | |
| Spontanée | Inconnue, auto-immune |
| Induite | Chaleur, froid, pression |
En aiguë : Antihistaminiques H1 de 2e génération (cétirizine, loratadine, bilastine/Bilaska®...) en dose normale, à renouveler 2-3 jours. Éviter de gratter pour prévenir infections.
Si insuffisant, doubler ou quadrupler la dose (jusqu'à 4 fois).
Pour les cas sévères, courte cure de corticoïdes oraux type Cortancyl® ou Solupred®(risque d'effet rebond à l'arrêt du traitement).
Pour les cas chroniques ou résistants : omalizumab en 2e ligne après avis spécialiste.
Éviter AINS et aspirine qui aggravent souvent.
Identifier et supprimer le déclencheur : tests allergie si suspicion.
Crèmes apaisantes, bains tièdes.

Notez déclencheurs dans un journal : aliments, stress, froid. Évitez automédication prolongée. Chez l'enfant, surveillez infections et alimentation.

- L'urticaire passe-t-elle seule ? Oui en aiguë (95%), chronique dure 3-5 ans en moyenne mais s'améliore.
Adoptez mode de vie anti-stress : sommeil régulier, sport modéré. Consultez si persiste >6 semaines pour bilan (NFS, TSH, fonction hépatique).
HAS - Prise en charge urticaire chronique
Ameli.fr - Reconnaître l'urticaire
Dermato-Info - Tout sur la peau